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Rock climbing in Nepal

PANCHAMAYA TAMANG

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When did you start climbing?

Just after a day’s practice, I participated for the first time in a competition on 28 February 2013. The competition was entitled “Wall Spider”, organized at Astrek Climbing Wall, Kathmandu. I managed to secure first position in “Speed” category. That was the beginning of my journey in climbing field. The win encouraged me, and thus, I began researching on women’s participation in adventure sector. I found several motivational figures, like the Seven Summit Women from Nepal, Pasang Lhamu Sherpa, the first Nepali woman to scale Mt. Everest. I got inspired by their stories and wanted to continue in the adventure-sports’ field. My brother’s continuous support is also what made me continue.

Was it easy for a girl/a woman to start climbing? (Did your family support you in this adventure?)

A.: As females from Nepal, most girls hesitate to take part in adventure sports, let it be climbing or anything else. But since I received full family support, especially from my brother, it was relatively easier for me to venture into climbing.

What’s your next goal ?

Well, one of my goals is to participate in World Championship of Climbing, and bring home the victory by winning it. I also want to encourage more Nepalese girls to venture into the field of outdoor and adventure sports including climbing. Also, the other thing I really want to do is make the accessibility to climbing gears easier for girls in Nepal. Climbing gears in Nepal are expensive and this also has been holding back the girls from participating. Thus, I want to support by looking for supporters and sponsors for them.

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Do you have any other hobbies?

My other hobbies include cycling and dancing.

Do you have a personal message to all the little girls?

I would like to say that nothing is impossible, really. You do need to give your hundred percent though. If you are dedicated enough in the field you choose and do not give up no matter what, success will not just be a dream, but an actual achievement.

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L’interview de Giulia Monego

Giulia1Deux mois avant l’hiver (on espère qu’il arrivera vite!), nous avons interrogé Giulia Monego, skieuse professionnelle italienne qui nous donne sa vision de la montagne au féminin.

Giulia touche à tout, et pratique aussi le rocher et la glace !

Un grand merci à elle pour ses réponses.

Ne tardez pas à aller regarder son site :

http://www.giuliamonego.com/


1) Comment pensez-vous pouvoir améliorer la pratique féminine de votre sport ?

Je voudrais organiser des courses de freeride et de ski hors-piste, pour les femmes, mais je voudrais aussi voir plus des femmes qui s’engagent aux côtés des garçons, sans avoir peur d’être moins capables qu’eux. L’un des moyens de renforcer sa propre confiance, c’est de commencer par les questions de sécurité. Si on part bien préparé à ce niveau-là, on peut enseigner à nos amies des choses qu’elles ne savaient peut-être pas, et même parfois à des garçons! Donc, on peut participer à des cours de nivologie, et s’entraîner sur les recherches DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanches). On peut aussi travailler sur les aspects physiques et techniques et s’inspirer de skieurs ou skieuses plus forts que nous : on cherche toujours à repousser nos limites. L’entraînement physique aussi est important, cela donne confiance en soi dans les situations les plus difficiles.

2) Quelle femme sportive vous inspire ? Pourquoi?

J’ai sûrement été inspirée par Ingrid Backstrom, elle était la seule femme à l’époque, quand elle filmait pour MSP Films, qui pouvait me faire rêver et me donner l’envie de skier comme elle. Elle descendait à fond des lignes vraiment impressionnantes en Alaska et partout. Elle skiait avec une vitesse et un style incroyables. Quand j’ai participé au Freeride World Tour, j’ai aussi admiré Marja Persson pour sa puissance et son choix de lignes engagé ainsi que Ruth Leisibach, snowboardeuse, très forte dans tout ce qu’elle faisait.

3) Avez-vous grandi dans un milieu culturel et social qui correspond à celui de votre sport de prédilection?

Je suis née à Venise, une « ville d’eau » sur la mer Méditerranée. Heureusement mes parents aimaient la montagne et pendant toute mon enfance, j’ai passé mes vacances et beaucoup de temps à Cortina d’Ampezzo dans les Dolomites. Là-bas, je suis tombée amoureuse du ski à l’âge de 4 ans. J’ai donc eu la chance que mes parents m’aient fait essayer le ski très jeune, mais aussi j’ai eu un coup de foudre qui n’arrive pas à tous les enfants.  A l’âge de 13 ans, grâce à mes parents j’ai eu la possibilité de déménager à l’école de Cortina, pour pouvoir étudier dans une ville de montagne et avoir la possibilité de skier et m’entraîner tous les jours. Je faisais des compétitions de ski alpin à l’époque, et donc pour moi vivre en montagne, c’était un rêve! Au final, c’est grâce à mes parent et à ma détermination que j’ai pu changer de vie, de Venise à la montagne de Cortina, et persévérer dans mes objectifs de skieuse.

4) Un mot à dire aux lectrices qui rêvent de vaincre des sommets et progresser dans leur pratique? 

Quand vous êtes en montagne, c’est normal de se sentir un peu opprimées par les mecs, parce que l’ambiance en montagne a depuis toujours été masculine, mais ce n’est pas pour cela qu’aujourd’hui les femmes ne peuvent pas être au même niveau que les mecs et même mieux. Donc allez tout droit et suivez vos rêves. Travaillez bien et préparez-vous d’abord mentalement et puis physiquement pour montrer à tout le monde que vous aussi vous avez le droit de considérer la montagne comme votre maison.

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Crazy China !

Nous vous l’avions promis, voici le petit récit de nos aventures chinoises.

L’expérience chinoise fut complète, intense et extrêmement enrichissante !

Nous étions immergées dans la Chine continentale (au sud). Arrivées de nuit à l’aéroport de Guilin, nous avons pris un taxi direction Guilin. nous avons déjà pu soupçonner le paysage incroyable qui nous attendait. Nous apercevions de nombreux grands fantômes se répétant presque à l’infini. Le lendemain, nous ne fumes pas déçues, car d’énormes pain de sucre ronds se dessinaient tout autour de la petite ville chinoise, largement saupoudrés de végétation type « jungle dense ».
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Le temps était humide et lourd, mais ni la transpiration ni les hordes de moustiques n’entamèrent le moral et la motivation des troupes. Surtout que nous avions avec nous des chinoises très heureuses de partager leur passion et même agréablement surprises qu’on s’intéresse à elles et à leurs parcours.

La première que nous avons rencontré s’appelle Frida Shi, elle est professeur d’Art à Shanghai et a carrément décidé de nous rejoindre pendant tout notre voyage pour grimper avec nous. Motivées on vous à dit ! Grimper était un rêve depuis longtemps mais elle n’avait jamais vraiment su comment attaquer. Ainsi elle grimpe depuis 3 ans et se met des gros combats dans des 6a qui valent toutes les médailles de bravoure.

Elle était déjà venue à Yangshuo et du coup elle était toute contente de nous montrer certains spots et vice versa – on lui a fait faire des premières mémorables : bain de boue dans la grotte – coucher de soleil au dessus de l’arche de Moon Hill sans parler des poissons piranhas qui se sont régalés avec nos pieds de grimpeurs.

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La deuxième rencontre marquante de cette aventure fut celle de Xiao Ting grimpeuse ninja qui enchaîne les runs dans son projet (8b+) sous 25° où l’humidité te fait transpirer la nuque rien que quand tu regardes sa voie…

Le point fort de notre aventure en Chine fut sans aucun doute la grande voie faite toutes ensemble ! Mise au point sur les mots clefs de grandes voies, mannip’ etc. Émotions au rendez-vous quand Ting nous confie au sommet que c’est la première fois qu’elle fait cette grande voie qu’entre filles, d’habitude elle suivait son copain (Abond, fort grimpeur) et que ça lui procure beaucoup de joie d’avoir mené la danse.

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Enfin un dernier point sur la Chine elle-même. Nous avons trouvé un pays très développé, il n’y a plus un petit restaurant qui n’ait pas son écran plasma. La Chine change plus vite qu’on imagine. Clémentine y était allée il y a 8 ans et elle ne reconnaissait déjà plus le pays. Nous sommes aussi conscientes d’avoir rencontré deux jeunes femmes hors du commun. Comme nous confiait Frida « la plupart des jeunes chinoises sont préoccupées par l’idée de gagner de l’argent et moins par ce dont elles ont vraiment envie. L’Education en Chine oublie d’apprendre aux humains à être humain ».