Les Girls to the top au week end des Reines de la Meije !

Alerte Peuffff pour ce week end!

Rejoignez notre convoi des Girls to the Top direction l’Oisans pour la 7ème édition des Reines de la Meije! Un événement qui se déroulera du 24 au 26 janvier dans la Station de La Grave La Meije, et où les filles seront 100% à l’honneur, si si, le must!

Forfait journée à 15 euros, formules d’accompagnement pour une journée découverte collective organisées par l’ESF et le Bureau des Guides à prix réduit, une ambiance girly mais pas que….

Pour en savoir plus:  http://www.lagrave lameije.com/fr/fiche/agenda/week_end_reines_de_la_meije_7eme_edition-89263

Un week end à ne pas louper surtout avec cette peuf de ouf!

On vous attend nombreuses, et nombreux car oui Messieurs on vous attend aussi!

Pour s’inscrire auprès de notre commission Evénementiel => Les Girls to The Top organisent de plus un covoiturage au départ de Chamonix ou de Grenoble

https://docs.google.com/forms/d/1avuA3jiOCyc4LErs-0kgibIcGbg9lhKwPz-_8RnX2-M/viewform?edit_requested=true

(Maxi 12 personnes)

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Regard d’Alain Ghersen, guide de Haute-Montagne

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Nous voulons toujours en savoir davantage sur l’opinion de la gente masculine, et c’est Alain Ghersen à qui nous avons demandé de répondre à nos questions.

Alain Ghersen est guide de Haute-Montagne, formateur à l’E.N.S.A., et connu (entre autres) pour la première ascension hivernale solitaire de Divine Providence. Autant dire qu’il s’agit de quelqu’un qui en impose.

Alain prépare sa thèse en philosophie, et  il nous livre son point de vue au sujet de l’alpinisme au féminin. Nous sommes ravies de pouvoir vous délivrer son texte et nous le remercions de nous avoir consacré ce temps.

Merci à lui d’avoir pris le temps de répondre plus particulièrement à cette question :  » Te semble-t-il important de soutenir une pratique féminine des activités de montagne et pourquoi? »

Ce à quoi Alain répond :

« La promotion de l’alpinisme reste, d’une manière générale, une opération  délicate et ce pour deux raisons. Tout d’abord parce que c’est une activité mortellement risquée, et ensuite parce qu’une promotion trop efficace peut donner lieu à une sur-fréquentation de certains espaces, néfaste autant pour l’environnement que pour les pratiquants eux-mêmes. Cette deuxième raison est une rançon du succès qui tend à s’accentuer à cause de la grande diffusion d’informations qui se fait désormais par internet. Il y a plusieurs manières de vanter les mérites de l’alpinisme, et il est malheureusement très courant de le voir promu avant tout comme une pratique à fortes sensations  où il est principalement question d’adrénaline et d’endorphine. Même si effectivement l’alpinisme implique un rapport au corps inédit, il peut aussi et surtout offrir un enrichissement, plus profond qu’un simple cumul de sensations. De par l’environnement dans lequel il se déroule, ainsi que la mise à distance de la société qu’il provoque. Bien que ponctuelle, comme une parenthèse qui est vouée à se refermer tôt ou tard, cette distanciation peut être l’occasion d’une libération roborative par rapport à la vie sociale et ses contraintes. Par contraintes, il faut entendre l’ensemble des normes censées être là pour harmoniser le vivre-ensemble, mais aussi tout ce qui procède des déterminismes sociaux. Or, cet enrichissement  n’est pas a priori exclusivement accessible par un genre en particulier. Il est vrai que des valeurs tels que la force ou le courage, dont se réclame traditionnellement les discours promotionnels de l’alpinisme, symbolisent, dans les imaginaires collectifs, la virilité.  La construction des genres repose précisément sur une séparation entre le masculin et le féminin à partir d’une distribution sélective de certaines valeurs, et la force et le courage semblent de prime abord être l’apanage de la gente masculine. L’alpinisme féminin  a donc toujours supposé pour ses pratiquantes, un effort psychologique préalable consistant à se défaire de ce conditionnement social qui tend à exclure les femmes des valeurs fondatrices de l’activité.

Mais pour que l’alpinisme reste avant tout un plaisir et que cette libération recherchée fonctionne au mieux, il me semble que cet affranchissement ne doit être une fin en soi. Car faire de l’alpinisme une revendication sociale, de type féministe ou autre, peut rapidement devenir un paradoxe. Même si la colère ou encore la fierté peuvent être productrices d’énergie, et que l’alpinisme en requiert précisément beaucoup, en réagissant face aux schémas sociaux à travers lui, on reste pieds et poings liés à eux. En d’autres termes, si on pratique la montagne au nom d’un combat social, on retombe sur une motivation proche de celle qui a pu animer certains alpinistes nationalistes des années 30, 40, 50 et 60. Le risque ici serait de passer à côté du plaisir le plus authentique que peut proposer la pratique de la montagne : faire un pas de côté par rapport aux vicissitudes du monde humain, le temps d’une ascension, pour mieux s’immerger dans un environnement autre, aussi hostile que fascinant… »

Rien à ajouter ! 

Vidéo

Les teasers de l’Inde et de la Chine, un avant goût !

Avant de vous dévoiler le film Girls to the top en entier (3épisodes), nous souhaitons vous rappeler que les teasers sont bel et bien en ligne et vous pouvez avoir un avant goût du film avec :

GIRLS TO THE TOP #CHINA  :

GIRLSTOTHETOP #INDIA : 

On parle de Girls to the top dans Ski Madame !

C’est par hasard que nous sommes tombées sur cet article dans l’actu Ski Madame, et cela nous a donné le sourire.

Ravies de voir que Ski Magazine parle de notre projet auprès des rideurs et rideuses français !

Pour lire plus précisément ce petit passage il faudra acheter un exemplaire de ce numéro, qui en plus est SPECIAL TEST !

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Et un bon plan UN !

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Notre partenaire « Espace Montagne Nature & Style » a eu la merveilleuse idée d’organiser avant la saison un test ski (gamme axée sur la freerando) ! Comme ça vous pourrez vous décider sur vos nouveaux achats et  faire votre liste au Père Noël en toute sérénité   – Bon timing.

Venez donc tester gratuitement des skis aussi beaux que nouveaux et le forfait n’est qu’à  11€ !

En plus ils sont vraiment simpas, ils offrent le petit déj’ !
#grandprince

Tout se déroule aux 7 Laux le 29 novembre !

Le programme en détails se trouve ici : http://www.montagne-nature-style.com/espace-montagne-freerando-day-2015.html

 

Rencontres du cinéma de Montagne – Grenoble et Gap

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C’est avec grand plaisir que (enfin) nous pouvons vous présenter nos épisodes. Nous espérons du fond du coeur qu’ils vous plairont !

Les trois épisodes INDE CHINE et NEPAL seront diffusés à Grenoble le 12 Novembre, plus d’infos sur le site : http://www.grenoble-montagne.com/rencontres-du-cinema-de-montagne-de-grenoble/programme/

L’épisode de l’Inde sera lui diffusé à Gap le 15 Novembre. + d’infos par là http://www.cimalpes.fr/Presentation-483-0-0-0.html

Nous sommes très heureuses d’être présentes à ces deux festivals de grande qualité.

On espère vous voir nombreux/ses et surtout si vous vous déplacez, obligation de venir nous faire la bise !

Un grand merci aussi aux équipes organisatrices de ces deux événements qui se démènent pour que tout se déroule bien.

Marion Poitevin, Guide de Haute-Montagne

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Marion, face Nord des Grandes Jorasses

Au cours de cet été, nous avons eu la chance de boire un café avec Marion Poitevin, première femme au GMHM et alpiniste hors du commun. Elle a bien voulu répondre à nos petites questions et ça donne un bel interview, merci Marion !

  1. Comment pensez vous pouvoir améliorer la pratique féminine de votre sport ?
     
    Je pense que le problème, en général, est que les femmes manquent de confiance en elles pour essayer des voies un peu plus dures, nouvelles ou en terrain d’aventure. Et que les hommes les encouragent très peu à se surpasser, de peur qu’elles se surpassent et les surpassent aussi peut-être…
    Mais aujourd’hui, de plus en plus de femmes pratiquent, avec leur copain, entre copines. Elles ont de plus en plus confiance en elles, et moi aussi du coup. Pour améliorer la pratique féminine en alpinisme, osons!
  2. Quelle femme sportive vous inspire ? Pourquoi?
     
    J’ai été très inspirée par Lynn Hill. En effet, elle avait réalisé une première là où les meilleurs grimpeurs du moment avaient échoué. C’était l’ascension en libre du « Nose » sur la paroi de El Capitain en 1993. Mes performances étaient souvent plafonnées, dans ma tête, par celles de mes camarades masculins. Elle nous a montré que ce n’était pas toujours le cas.
     
  3. Avez-vous grandi dans un milieu culturel et social qui correspond à celui de votre sport de prédilection?
     
    J’ai grandi à la Roche sur Foron, au pied des montagnes. La culture montagne n’y est pas très forte mais qu’importe, je voulais aller là-haut. Pendant que les autres traînaient au skate park, je lisais les topso de Piola et avec mon vélo, puis en marchant, j’allais au sommet de la Roche Parnal, car depuis là-haut on pouvait voir le Mont-Blanc!
    Ensuite mes parents ont toujours suivi ma motivation. Ils se sont investi au CAF de la Roche/Bonneville pour le ski de randonnée, ils m’ont encouragé à passer le BE escalade puis l’AMM et enfin le diplôme de guide de haute montagne.C’est donc un milieu où des opportunités pour faire de l’alpinisme existent, mais il faut tout de même être motivé car elles ne sont pas si nombreuses, surtout pour une jeune fille de 15 ans. Personne n’a imaginé à l’époque que je passerai un jour le diplôme de guide de haute montagne, même pas moi !
  4.  Un mot à dire aux lectrices qui rêvent de vaincre des sommets et progresser dans leurs pratiques? 
    Osons! 
    A un moment, j’avais peur d’aller dans les 8a, peur d’échouer. Alors j’enchaînais les 7c et 7c+ flash. Chloé Graftiaux, une grimpeuse exceptionnelle disparue jeune, m’avait dit avec naturel : » Si tu veux grimper des 8a, il faut aller dans les 8b! »  Et elle me conseillait carrément d’aller dans un 8b!!! Je n’ai pas suivi son conseil à la lettre, mais je suis tout de même allée dans un 8a, que j’ai enchaîné flash, et un autre au 1er essai.
    Ce concept est applicable dans la vie de tous les jours. Aussi bien dans une carrière professionnelle, que dans le quotidien. Si l’on veut accéder à un certain poste, autant tout mettre en oeuvre pour accéder à celui du dessus. Comme ça, on est plus sûr d’avoir le poste désiré, et éventuellement celui au-dessus aussi…! »