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Laetitia Roux, notre Top girl de l’hiver en ski-alpinisme !

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crédit photo ManuMolle-Arc en ciel

Cet hiver nous avons pris contact avec une passionnée de ski alpinisme, Laetitia ROUX, qui arpente tous les massifs, armée de ses légers skis de rando, sacrée source d’inspiration pour les GTTT !

Avant d’être une athlète de haut-niveau, Laetitia veut « laisser une trace »… Elle a pleins de beaux projets dans la tête que nous vous laissons découvrir, et auxquels nous adhérons 🙂

Merci Laetitia pour ces belles paroles, et à très bientôt !

1) Comment as-tu été amenée à commencer le ski-alpinisme? Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours?

J’ai commencé à skier à l’âge de 2ans avec mon père, qui m’a plus tard initié à la randonnée à ski à l’âge de 9ans. Je faisais alors de la compétition en ski alpin. J’ai fait 2années FIS (circuit international), je suis allée au lycée sportif de Villard de Lans. Mon père est passionné par la montagne et le ski, il m’a transmis sa passion. A l’âge de 17ans j’ai arrêté la compétition en ski alpin, j’ai passé mon Brevet d’Etat dans cette discipline puis je me suis mise à la compétition de ski alpinisme en 2006 au moment où je faisais mes études de kiné. Lorsque j’ai décroché mon Diplôme d’Etat j’ai enfin pu me consacrer à ma carrière de sportive de haut niveau à 100%, notamment à partir de 2011 lorsque j’ai intégré la gendarmerie en tant qu’athlète de la Défense.

2) As-tu évolué dans un milieu culturel et social qui s’y prêtait?

Oui, j’ai grandi à en montagne à Savines le lac, petit village paradisiaque au cœur des Hautes –Alpes  au bord du lac de Serre-Ponçon et à 15min de la station de ski de Réallon. C’est le cadre idyllique pour pratiquer tous les sports  Outdoor, tels que le vélo, l’escalade, l’alpinisme, la planche à voile, les sports d’eaux vives, etc. Nous sommes très proches du massif des Ecrins…

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crédit photo ManuMolle-Arc en ciel

3) Comment penses-tu pouvoir améliorer la pratique des activités de montagne par les femmes?

Dans ma carrière de haut niveau, une de mes satisfactions et de mes volontés est de laisser une trace derrière moi. Dans la neige mais aussi et surtout dans la « société ». Je veux transmettre les valeurs, les émotions, les sensations que me procurent la montagne et le ski alpinisme afin de donner envie aux autres et en particulier aux filles. Leur montrer la beauté de ce sport et les inspirer au dépassement de soi. Oser s’exprimer et s’affirmer même dans le milieu du sport qui fait encore paraître un côté un peu machiste.

J’ai également l’intention dans le futur de transmettre mon expérience et ma passion par différents supports et auprès de différents publics. Notamment en pratique sur le terrain, c’est ce qui me plait le plus. Je suis particulièrement sensible au sport au féminin qui sera au cœur de quelques-uns de mes projets d’avenir. J’aimerais apporter ma pierre à l’édifice pour « fédérer et dynamiser » d’avantage ce milieu.

Nous avons un beau projet avec Tanya Naville (du blog: On n’est pas que des collants) qui va exactement dans cette direction. Le projet s’intitule: Women’s Skimo Project.

ll consiste à aller à la rencontre de femmes d’exception, qui ont marqué à leur manière l’histoire du sport et notamment du ski dans leur pays. Au travers de ce documentaire, notre intention est d’inspirer et motiver les femmes à faire plus de sport, à s’affirmer, à croire en elles et en leurs rêves. Nous voulons leur donner l’envie et la force de réaliser leurs envies sportives.

Au travers de leurs histoires exclusives, de leurs cultures atypiques, de leurs défis personnels, nous voulons faire tomber des barrières et des idées préconçues sur les capacités des femmes à pratiquer la montagne. L’objectif est d’ouvrir les esprits vers une même reconnaissance et estime hommes/femmes afin de faciliter et de promouvoir le ski au féminin.

Nous allons ouvrir dès le 1er février 2017, une plateforme de financement participatif dans le but de permettre aux personnes qui le souhaitent de participer au financement du pilote (épisode 0 de la web-serie Women’s Skimo Project) et du teaser. Ces supports de communication sont indispensables pour appuyer nos demandes de financement pour le projet global.

4) Quelle femme sportive t’inspire ?

Lynn Hill, car elle a su faire SA trace. Celle-ci est encrée dans l’histoire. Linn Hill est une légende par ses performances en compétition mais aussi hors compétition, sur un terrain sauvage qu’est l’escalade artificielle, avec notamment le Nose d’El Capitan. J’aime la phrase qu’elle a dite « Ce qu’un homme n’a pas pu faire, une femme peut le faire ».

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crédit photo ManuMolle-Arc en ciel

Pour plus d’infos sur Laetitia : http://www.laetitiaroux.ski/

Rock climbing in Nepal

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When did you start climbing?

Just after a day’s practice, I participated for the first time in a competition on 28 February 2013. The competition was entitled “Wall Spider”, organized at Astrek Climbing Wall, Kathmandu. I managed to secure first position in “Speed” category. That was the beginning of my journey in climbing field. The win encouraged me, and thus, I began researching on women’s participation in adventure sector. I found several motivational figures, like the Seven Summit Women from Nepal, Pasang Lhamu Sherpa, the first Nepali woman to scale Mt. Everest. I got inspired by their stories and wanted to continue in the adventure-sports’ field. My brother’s continuous support is also what made me continue.

Was it easy for a girl/a woman to start climbing? (Did your family support you in this adventure?)

A.: As females from Nepal, most girls hesitate to take part in adventure sports, let it be climbing or anything else. But since I received full family support, especially from my brother, it was relatively easier for me to venture into climbing.

What’s your next goal ?

Well, one of my goals is to participate in World Championship of Climbing, and bring home the victory by winning it. I also want to encourage more Nepalese girls to venture into the field of outdoor and adventure sports including climbing. Also, the other thing I really want to do is make the accessibility to climbing gears easier for girls in Nepal. Climbing gears in Nepal are expensive and this also has been holding back the girls from participating. Thus, I want to support by looking for supporters and sponsors for them.

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Do you have any other hobbies?

My other hobbies include cycling and dancing.

Do you have a personal message to all the little girls?

I would like to say that nothing is impossible, really. You do need to give your hundred percent though. If you are dedicated enough in the field you choose and do not give up no matter what, success will not just be a dream, but an actual achievement.

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L’interview d’Alizée Dufraisse

C’est au tour d’Alizée Dufraisse, grimpeuse de haut-niveau, de nous livrer ces quelques mots d’inspiration, universels : « ne jamais abandonner ».

Merci à Alizée de nous avoir consacré ce temps, on espère la croiser très vite en falaise pour quelques tips !

Allez voir son site : http://alizeedufraisse.blogspot.fr/

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  1. Quelle femme sportive vous inspire ? Pourquoi?

Yelena Isinbayeva, recordwoman du saut à la perche. Car elle a dominé le saut à la perche féminin avec classe et a énormément contribué à la progression technique de cette discipline pour les femmes.

  1. Comment pensez-vous pouvoir améliorer la pratique féminine de votre sport ?

En montrant que ce n’est pas parce que quelque chose n’a pas encore été réalisé par une femme qu’il ne peut pas l’être, en allant au bout de moi-même et en croyant jusque au bout que mes objectifs sont atteignables, quelque soient les difficultés que je peux rencontrer.

  1. Avez-vous grandi dans un milieu culturel et social qui correspond à celui de votre sport de prédilection?

J’ai grandi dans le milieu du sport, pratiquant en parallèle l’athlétisme et l’escalade. J’ai dû à un moment faire un choix, de  14 à 17ans l’escalade, puis l’athlétisme pendant 4 ans (championne de France de saut à la perche) puis je suis revenue à l’escalade.

  • Si oui : comment auriez-vous pu parvenir à pratiquer ce sport si vous aviez évolué dans un autre milieu ? 

Je pense que l’escalade est un mode de vie, une manière de penser. Je me suis rendue compte au fur et à mesure que mes centres d’intérêts tournaient autour de ça, les amis… A partir d’un moment j’ai eu l’impression que c’était un choix, soit j’allais dans le moule, continuais mes études sans trop réfléchir et restais dans un cycle « commun » ou alors je décidais de tenter de vivre comme je voulais vraiment et tout donner pour essayer de concilier passion et contrainte d’une vie de sportive de haut niveau comme cela.

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  1. Un mot à dire aux lectrices qui rêvent de vaincre des sommets et progresser dans leurs pratiques? 

Ne jamais abandonner, quel que soit ce que l’on peut vous dire, et si on y croit vraiment au plus profond de soi on peut réaliser des choses exceptionnelles, quel que soit le domaine 🙂

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L’interview de Giulia Monego

Giulia1Deux mois avant l’hiver (on espère qu’il arrivera vite!), nous avons interrogé Giulia Monego, skieuse professionnelle italienne qui nous donne sa vision de la montagne au féminin.

Giulia touche à tout, et pratique aussi le rocher et la glace !

Un grand merci à elle pour ses réponses.

Ne tardez pas à aller regarder son site :

http://www.giuliamonego.com/


1) Comment pensez-vous pouvoir améliorer la pratique féminine de votre sport ?

Je voudrais organiser des courses de freeride et de ski hors-piste, pour les femmes, mais je voudrais aussi voir plus des femmes qui s’engagent aux côtés des garçons, sans avoir peur d’être moins capables qu’eux. L’un des moyens de renforcer sa propre confiance, c’est de commencer par les questions de sécurité. Si on part bien préparé à ce niveau-là, on peut enseigner à nos amies des choses qu’elles ne savaient peut-être pas, et même parfois à des garçons! Donc, on peut participer à des cours de nivologie, et s’entraîner sur les recherches DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanches). On peut aussi travailler sur les aspects physiques et techniques et s’inspirer de skieurs ou skieuses plus forts que nous : on cherche toujours à repousser nos limites. L’entraînement physique aussi est important, cela donne confiance en soi dans les situations les plus difficiles.

2) Quelle femme sportive vous inspire ? Pourquoi?

J’ai sûrement été inspirée par Ingrid Backstrom, elle était la seule femme à l’époque, quand elle filmait pour MSP Films, qui pouvait me faire rêver et me donner l’envie de skier comme elle. Elle descendait à fond des lignes vraiment impressionnantes en Alaska et partout. Elle skiait avec une vitesse et un style incroyables. Quand j’ai participé au Freeride World Tour, j’ai aussi admiré Marja Persson pour sa puissance et son choix de lignes engagé ainsi que Ruth Leisibach, snowboardeuse, très forte dans tout ce qu’elle faisait.

3) Avez-vous grandi dans un milieu culturel et social qui correspond à celui de votre sport de prédilection?

Je suis née à Venise, une « ville d’eau » sur la mer Méditerranée. Heureusement mes parents aimaient la montagne et pendant toute mon enfance, j’ai passé mes vacances et beaucoup de temps à Cortina d’Ampezzo dans les Dolomites. Là-bas, je suis tombée amoureuse du ski à l’âge de 4 ans. J’ai donc eu la chance que mes parents m’aient fait essayer le ski très jeune, mais aussi j’ai eu un coup de foudre qui n’arrive pas à tous les enfants.  A l’âge de 13 ans, grâce à mes parents j’ai eu la possibilité de déménager à l’école de Cortina, pour pouvoir étudier dans une ville de montagne et avoir la possibilité de skier et m’entraîner tous les jours. Je faisais des compétitions de ski alpin à l’époque, et donc pour moi vivre en montagne, c’était un rêve! Au final, c’est grâce à mes parent et à ma détermination que j’ai pu changer de vie, de Venise à la montagne de Cortina, et persévérer dans mes objectifs de skieuse.

4) Un mot à dire aux lectrices qui rêvent de vaincre des sommets et progresser dans leur pratique? 

Quand vous êtes en montagne, c’est normal de se sentir un peu opprimées par les mecs, parce que l’ambiance en montagne a depuis toujours été masculine, mais ce n’est pas pour cela qu’aujourd’hui les femmes ne peuvent pas être au même niveau que les mecs et même mieux. Donc allez tout droit et suivez vos rêves. Travaillez bien et préparez-vous d’abord mentalement et puis physiquement pour montrer à tout le monde que vous aussi vous avez le droit de considérer la montagne comme votre maison.

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Gardienne de Refuge

Une femme, une vie, un métier: voici le début d’une longue série de portraits des métiers de montagne que des femmes ont choisi d’exercer.

Notre premier portrait est celui d’une femme hors norme:  Martine Turc!

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Martine est aussi une fervente supportrice de Girls to the top

A 55 ans, Martine n’est pas seulement Gardienne de Refuge du Soreiller, c’est une montagnarde polyvalente: monitrice de ski, et unique femme à avoir consécutivement gagner trois fois le Derby de la Meije, elle est aussi vice championne de ski d’alpinisme(1994).

Depuis combien de temps êtes-vous Gardienne de refuge?

« J’ai officiellement été gardienne en 1986 mais j’ai commencé bien avant puisque la première gardienne du refuge été ma maman (Yvette Turc). On m’a montée là haut à l’âge de 2 ans et j’ai commencé à travailler dès mes 14 ans. »

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

« Tout ce que j’ai vécu depuis toute petite jusqu’à un âge avancé m’a toujours plu. Je n’ai jamais voulu vivre “en bas” je me suis toujours sentie bien “là haut” dans mes montagnes. Quand on aime cet environnement y vivre semble être une évidence. »

Avez-vous dû suivre une formation particulière? Laquelle?

« Au début aucune qualification n’était requise, car c’est avant tout un métier de système D et de débrouillards. Les meilleures compétences sont celles qui m’ont été transmises par la première gardienne. Par contre aujourd’hui il existe un DU (diplôme universitaire) de gardien de refuge. J’ai décidé de le passer car c’est un plus de l’avoir et qui sait un jour il pourrait devenir un diplôme essentiel pour pratiquer ce métier. »

Pouvez-vous me décrire votre quotidien?

« Le meilleur moment de la journée pour le gardien c’est le réveil : il n’y a personne dans le refuge et c’est vraiment à ce moment que le gardien profite du silence incroyable que lui offre la nature. Ensuite s’en suit une journée bien chargée, petit déjeuner, ménage du batîment, préparation des tartes et autres remontants pour toute la journée jusqu’à la soupe de légumes à éplucher pour le soir. Un aspect important de mon métier consiste aussi à renseigner les clients sur leur itinéraire, les conditions de leur course, et bien sûr de veiller à leur sécurité (les jumelles sont de mise). Enfin chaque soir, le gardien transmet par radio le bulletin météo du poste de secours situé dans la vallée. »

Quelle est votre approche du métier? Quelles qualités estimez vous nécessaires pour l’exercer?

« Il faut avant tout être disponible – on est gardien 24 heures dans une journée-, être très débrouillard (on est à la fois plombier, cuisinier, gestionnaire), savoir réagir vite, aimer parfois être isolée ou très entourée et donc aimer le contact humain , il faut surtout aimer les choses simples, là haut pas de superflu ou de luxe. Il faut aussi savoir gérer les énergies, la nourriture car on est éloigné de tout et dans un environnement qu’il faut préserver. »

Qu’aimeriez-vous transmettre comme message aux jeunes femmes qui se destinent à prendre ce chemin?

« Il faut avant tout que ce soit une passion, la première chose est d’avoir le goût de l’effort. Si vous aimez monter le chemin jusqu’au refuge c’est un premier pas essentiel. En tant que femme, cela peut aussi être valorisant et produire une satisfaction de vivre dans un environnement parfois rude. »

Comment ce choix de Gardienne de Refuge a t il été perçu dans votre entourage?

« En tant que descendante du père Gaspard,  petite fille des premiers guides d’époques qui ont eux même formé les premiers guides, on peut dire que j’étais tombée dedans étant petite, tout s’est fait naturellement. Pour les jeunes femmes qui n’ont pas forcément eu la chance d’être élevée dans une forte identité montagnarde je ne peux que les encourager. Quand je dis aux gens que je suis gardienne de refuge ça les impressionne ! Beaucoup ont encore le cliché du vieux barbue dans la montagne. Hors il existe toute une génération de gardiennes qui ont su donner une touche de féminité et de légèreté à cette profession. »

Exercez vous ce métier à l’année ? Si non, quelle est votre activité complémentaire?

« Mon refuge n’est ouvert que l’été, je suis donc monitrice de ski pendant l’hiver (j’ai aussi le diplôme d’Accompagnatrice Moyenne Montagne). »

Et pour conclure?

« C’est vraiment un beau métier, aujourd’hui les refuges se modernisent. En tant que gardienne je suis intriguée par les évolutions de ce métier, et je suis heureuse que non seulement les bâtiments soit renouvelés mais aussi que de nouvelles personnes découvrent cette vie là . »

Merci Martine pour ce témoignage, nous ne manquerons pas de venir vous voir chez vous, là haut, dans vos montagnes!

La Dibona et le Refuge du Soreiller , un petit coin de paradis !

La Dibona et le Refuge du Soreiller , un petit coin de paradis !

Marion Poitevin, Guide de Haute-Montagne

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Marion, face Nord des Grandes Jorasses

Au cours de cet été, nous avons eu la chance de boire un café avec Marion Poitevin, première femme au GMHM et alpiniste hors du commun. Elle a bien voulu répondre à nos petites questions et ça donne un bel interview, merci Marion !

  1. Comment pensez vous pouvoir améliorer la pratique féminine de votre sport ?
     
    Je pense que le problème, en général, est que les femmes manquent de confiance en elles pour essayer des voies un peu plus dures, nouvelles ou en terrain d’aventure. Et que les hommes les encouragent très peu à se surpasser, de peur qu’elles se surpassent et les surpassent aussi peut-être…
    Mais aujourd’hui, de plus en plus de femmes pratiquent, avec leur copain, entre copines. Elles ont de plus en plus confiance en elles, et moi aussi du coup. Pour améliorer la pratique féminine en alpinisme, osons!
  2. Quelle femme sportive vous inspire ? Pourquoi?
     
    J’ai été très inspirée par Lynn Hill. En effet, elle avait réalisé une première là où les meilleurs grimpeurs du moment avaient échoué. C’était l’ascension en libre du « Nose » sur la paroi de El Capitain en 1993. Mes performances étaient souvent plafonnées, dans ma tête, par celles de mes camarades masculins. Elle nous a montré que ce n’était pas toujours le cas.
     
  3. Avez-vous grandi dans un milieu culturel et social qui correspond à celui de votre sport de prédilection?
     
    J’ai grandi à la Roche sur Foron, au pied des montagnes. La culture montagne n’y est pas très forte mais qu’importe, je voulais aller là-haut. Pendant que les autres traînaient au skate park, je lisais les topso de Piola et avec mon vélo, puis en marchant, j’allais au sommet de la Roche Parnal, car depuis là-haut on pouvait voir le Mont-Blanc!
    Ensuite mes parents ont toujours suivi ma motivation. Ils se sont investi au CAF de la Roche/Bonneville pour le ski de randonnée, ils m’ont encouragé à passer le BE escalade puis l’AMM et enfin le diplôme de guide de haute montagne.C’est donc un milieu où des opportunités pour faire de l’alpinisme existent, mais il faut tout de même être motivé car elles ne sont pas si nombreuses, surtout pour une jeune fille de 15 ans. Personne n’a imaginé à l’époque que je passerai un jour le diplôme de guide de haute montagne, même pas moi !
  4.  Un mot à dire aux lectrices qui rêvent de vaincre des sommets et progresser dans leurs pratiques? 
    Osons! 
    A un moment, j’avais peur d’aller dans les 8a, peur d’échouer. Alors j’enchaînais les 7c et 7c+ flash. Chloé Graftiaux, une grimpeuse exceptionnelle disparue jeune, m’avait dit avec naturel : » Si tu veux grimper des 8a, il faut aller dans les 8b! »  Et elle me conseillait carrément d’aller dans un 8b!!! Je n’ai pas suivi son conseil à la lettre, mais je suis tout de même allée dans un 8a, que j’ai enchaîné flash, et un autre au 1er essai.
    Ce concept est applicable dans la vie de tous les jours. Aussi bien dans une carrière professionnelle, que dans le quotidien. Si l’on veut accéder à un certain poste, autant tout mettre en oeuvre pour accéder à celui du dessus. Comme ça, on est plus sûr d’avoir le poste désiré, et éventuellement celui au-dessus aussi…! »

GFHM, le groupe de montagne au féminin !

Voilà une très bonne nouvelle pour toutes nos adhérentes qui veulent faire de la montagne entre filles !

Tu es une fille âgée entre 18 et 30 ans ? Tu aimes la montagne et souhaites intégrer une équipe dynamique et motivée pour progresser?

Le GFHM Rhônes-Alpes est fait pour toi !

Au programme, différents weekends au cours de l’année pour se former à toutes les techniques et pouvoir évoluer en toute sécurité. Quelles activités? De la cascade de glace, de la goulotte, du ski-alpinisme, de la grande voie en terrain d’aventure, de l’alpinisme estival…

Allez-y c’est l’occasion !

Contacts: Tanya: tanya_naville@hotmail.com  / Amel: amelouille@gmail.com / Line: linouch@hotmail.fr